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Que tu as dû souffrir si seule et isolée dans ta grande maison, attendant en vain, du printemps la floraison ,avec la pluie tombant jusqu'à n'en plus finir.
Et puis jour aprés jour, tu te sentais plus mal, mais jamais tu n'aurais voulu déranger.
Et tu restais là, sans gémir, sans bouger, pour affronter la Mort en combat inégal. Que certaines journées ont dû te sembler vides à espérer en vain un toc-toc amical, pauvre amie,comme j'ai dû te faire mal à habiter si loin, égoiste et candide.
Et quand le mal venait, je sais quelle terreur tu as dû ressentir, pauvrette abandonnée à rester là, par terre, sans pouvoir te lever, quelle affreuse angoisse a dû te serrer le coeur.
Trop lasse de la vie, Tu n'as plus d'espoirs, tu n'as plus d'envies, et tu as besoin de trés longues vacances.
Alors tu as laissé la bougie s'assoupir, la flamme vascillante s'est éteinte mais pas à jamais, arretant la torture qui te meurtrie,
Mon tout petit moineau, que tu dois souffrir....
A mon amie |